Contrairement à beaucoup d'autres Eglises chrétiennes les Témoins de Jéhovah, en tant qu'organisation, ne participent à aucune action sociale ou caritative dans le monde. Au niveau des congrégations, il n'y a pas non plus de "fonds d'entraide" afin de subvenir aux besoins des membres les plus faibles. Alors qu'ils gèrent des centaines d'associations cultuelles pour développer leur activité, pas une seule association caritative ou sociale... Pourquoi ?

Ce qu'enseignent les Témoins de Jéhovah

Pour les Témoins de Jéhovah, Jésus ne s'impliquait pas dans des oeuvres purement sociales (nous verrons plus loin que c'est faux) :

Jésus refusa de se mêler de politique ou d’œuvres purement sociales parce qu’il savait que ce n’était pas encore le moment pour lui d’assumer les pouvoirs royaux et d’accomplir des œuvres de guérison en faveur de tous les humains et sur toute la terre. - La Tour de Garde du 01/09/2000 page 16

Les Témoins de Jéhovah n'hésitent pas non plus à dénigrer les Eglises chrétiennes dans ce domaine en leur prêtant systématiquement de mauvaises intentions :

Qu’en est-il des Églises sous ce rapport ? Celles qui ne comprennent pas ce qu’est le Royaume — et elles sont nombreuses — ne peuvent pas fournir d’explications exactes à son sujet. Elles prêchent plutôt des sermons déculpabilisants sur le pardon des péchés et la foi en Jésus. Elles cherchent également à gagner des fidèles au moyen d’œuvres sociales ou en construisant des hôpitaux, des écoles et des logements pour les plus démunis. Si ces initiatives permettent de remplir les bancs des églises, elles ne produisent pas de vrais chrétiens qui s’efforcent sincèrement de vivre en accord avec l’enseignement de Jésus. - La Tour de Garde du 01/03/2011 page 6

Si ils ne critiquent pas l'action caritative menée par leurs fidèles à titre individuel, les Témoins de Jéhovah découragent clairement ce type d'initiatives en prétextant que cela ne répond pas aux besoins spirituels des gens :

Que dire de l’action caritative ? Il est louable de s’intéresser aux pauvres et d’utiliser ce que l’on a pour venir en aide aux plus démunis. “ Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ”, lit-on dans la Bible (Actes 20:35). On peut assurément éprouver une grande satisfaction à travailler au bien-être de ses semblables. Toutefois, dans quelle mesure peut-on changer les choses, même si l’on consacre toute sa vie à cet objectif ? Nous autres humains, nous sommes limités dans ce que nous pouvons faire pour alléger la souffrance de nos semblables. Qui plus est, aucun apport matériel, quelle qu’en soit la quantité, ne parviendra à satisfaire un besoin élémentaire dont beaucoup de gens n’ont pas conscience et qui demeure insatisfait dans leur vie. De quel besoin s’agit-il ? - La Tour de Garde du 15/11/2013 page 6

A la question "Faisons-nous de l'humanitaire ?", le site officiel des Témoins de Jéhovah répond : "Nous secourons “ceux qui nous sont apparentés dans la foi”, mais également, si possible, d’autres personnes, quelle que soit leur religion." C'est la seule mention d'une aide apportée à des personnes non Témoins de Jéhovah. Et encore, "si possible", il ne s'agit que de cas d'urgence absolue et principalement d'aide "spirituelle" (voir le dernier paragraphe de l'article).

La position de l'organisation des Témoins de Jéhovah en rapport avec les actions sociales et caritatives est donc clairement minimaliste. Ils n'encouragent pas leurs membres à participer à des activités humanitaires, à donner de l'argent aux associations caritatives ou à prendre des initiatives dans ce domaine. Ils n'encouragent pas non plus à venir en aide aux pauvres que nous pouvons croiser tous les jours, aux SDF, aux réfugiés... Si il y a effectivement une certaine solidarité entre eux (et heureusement), la seule aide qu'ils sont en droit d'apporter aux personnes ne partageant pas leurs croyances est une aide "spirituelle" principalement.

L'association "Aidafrique" : l'exception qui confirme la règle

C'est la seule association caritative des Témoins de Jéhovah qui a existé en France. Il est à noter que cette association n'a pas été créée par l'organisation des Témoins de Jéhovah mais était une initiative individuelle d'un membre. Elle est entrée en scène dans l'aide aux Témoins de Jéhovah lors du conflit du Rwanda en 1994, puis à la suite des événements dramatiques touchant l'ex-Zaïre en 1997. Elle était destinée à aider avant tout les Témoins de Jéhovah en difficulté dans ces pays. Finalement, elle a été pleinement intégrée à la structure légale des Témoins de Jéhovah en mars 1999. Cette association n'est plus active actuellement et il n'y a plus de boîte à offrandes dédiées dans les lieux de culte des Témoins. Il est à noter également qu'aucune mention de cette association n'est faite sur le site officiel jw.org ni dans aucune publication de l'organisation. C'est donc l'exception qui confirme la règle. Plus d'informations ici http://www.tj-encyclopedie.org/Aidafrique.

Que dit la Bible ?

Jésus accomplissait-il des œuvres purement sociales ?

Contrairement à ce qu'affirment les Témoins de Jéhovah, le ministère de Jésus impliquait bien des oeuvres purement sociales et caritatives. Nous pensons naturellement aux guérisons miraculeuses qu'il a accomplies mais nous aurions tort de nous arrêter à cet aspect uniquement. En effet, Jésus s'impliquait également dans l'aide matérielle aux pauvres, ce que les Témoins de Jéhovah ont tendance à passer sous silence.

La Bible nous dit notamment que Jésus et ses disciples avaient une caisse qui, non seulement leur permettait de subvenir à leurs besoins, mais leur permettait aussi de venir en aide aux pauvres.

Quelques-uns, en effet, pensaient que, puisque Judas avait la caisse, Jésus lui disait : “ Achète les choses dont nous avons besoin pour la fête ”, ou qu’il donne quelque chose aux pauvres. - Jean 13:29

Jésus avait manifestement l'habitude d'apporter une aide financière et matérielle aux plus démunis. Mais ce n'est pas tout : il a aussi encouragé ses disciples à faire de même :

Or, voyez, un certain homme s’avança vers lui et dit : “ Enseignant, que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle ? ” Il lui dit : “ Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est bon. Maintenant, si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements continuellement. ” Il lui dit : “ Lesquels ? ” Jésus dit : “ Eh bien : ‘ Tu ne dois pas assassiner ’, ‘ Tu ne dois pas commettre d’adultère ’, ‘ Tu ne dois pas voler ’, ‘ Tu ne dois pas porter de faux témoignage ’, ‘ Honore [ton] père et [ta] mère ’, et : ‘ Tu dois aimer ton prochain comme toi-même. ’ ” Le jeune homme lui dit : “ J’ai gardé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ? ” Jésus lui dit : “ Si tu veux être parfait, va vendre tes biens et donne aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel, puis viens, suis-moi. - Matthieu 19:16-21

Ici, en plus d'aimer Dieu et son prochain et de respecter les commandements, l'action de donner ses biens aux pauvres, puis de suivre Jésus vaudrait à ce jeune homme riche d'être "parfait", d'obtenir un trésor dans le ciel et la vie éternelle, rien que cela ! L'action de suivre Jésus, bien qu'essentielle, n'était donc pas suffisante dans ce cas.

Nous connaissons également l'épisode de Zachée, riche collecteur d'impôts chez qui Jésus a pris un repas :

Mais Zachée se leva et dit au Seigneur : “ Vois ! La moitié de mes biens, Seigneur, je la donne aux pauvres, et quoi que ce soit que j’aie extorqué à quelqu’un par une fausse accusation, je le rends au quadruple. ” Alors Jésus lui dit : “ En ce jour le salut est venu dans cette maison, parce que lui aussi est un fils d’Abraham. - Luc 19:8, 9

Constatez la différence de réaction en Jésus et les Témoins de Jéhovah ! Jésus a-t-il repris Zachée en lui répondant, comme la Tour de Garde citée plus haut, que donner aux pauvres ne changerait rien à la situation, et que cela ne contribuait pas à répondre à leurs besoins spirituels ? Non, l'enthousiasme de Jésus démontre qu'il approuvait totalement l'action de Zachée !

Lors d'un repas chez un chef Pharisien, Jésus a également déclaré ceci :

Et il se mit aussi à dire à celui qui l’avait invité : “ Quand tu offres un déjeuner ou un dîner, n’appelle pas tes amis, ni tes frères, ni les membres de ta parenté, ni des voisins riches. Eux aussi pourraient un jour ou l’autre t’inviter en retour, et cela deviendrait ta rétribution. Mais quand tu offres un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et tu seras heureux, parce qu’ils n’ont pas de quoi te rendre. Car cela te sera rendu à la résurrection des justes. ” - Luc 14:12-14

Ici encore, Jésus encourageait son auditoire à apporter une aide matérielle aux plus démunis, en ajoutant même que ces actions seront récompensées à la résurrection !

Que conclure pour cette partie ? Eh bien que Jésus, même si sa priorité était évidemment l'annonce du Royaume, s'impliquait réellement dans l'aide matérielle apportée aux pauvres de son époque. Il a également plusieurs fois encouragé ses disciples à être actifs dans ce domaine en suivant son exemple et en donnant de leurs ressources aux plus démunis. Bien évidemment, le but que Jésus nous encourage à poursuivre n'est pas de "changer le monde" mais simplement de mettre en action l'amour du prochain de manière désintéressée. L'aide matérielle apportée aux pauvres devrait donc faire partie intégrante de notre ministère chrétien.

Les premiers chrétiens accomplissaient-ils des "bonnes oeuvres" ?

Les premiers chrétiens étaient encouragés à "pratiquer envers tous ce qui est bon" :

Ainsi donc, tant que nous disposons pour cela d’un temps favorable, pratiquons envers tous ce qui est bon, mais surtout envers ceux qui [nous] sont apparentés dans la foi - Galates 6:10

Effectivement, même si leur frères et soeurs dans la foi étaient prioritaires dans ce domaine, cela ne voulait pas dire que l'aide apportée aux non-croyants devait se limiter à une aide "spirituelle" comme le prônent les Témoins. Par exemple, en Actes d'apôtres nous est relaté le cas de Tabitha :

Mais à Joppé il y avait une certaine disciple nommée Tabitha, ce qui, traduit, signifie Dorcas. Elle était riche des bonnes actions et des dons de miséricorde qu’elle faisait (...). Alors Pierre se leva et alla avec eux. Et quand il arriva, ils le firent monter à la chambre haute ; et toutes les veuves se présentèrent à lui, pleurant et montrant beaucoup de vêtements intérieurs et de vêtements de dessus, [ceux] que faisait Dorcas pendant qu’elle était avec elles. - Actes 9:36, 39

Paul, comme Jésus, a encouragé ses frères et soeurs à apporter une aide matérielle à ceux qui sont dans le besoin :

Que le voleur ne vole plus, mais plutôt qu’il travaille dur, faisant de ses mains ce qui est du bon travail, pour qu’il ait quelque chose à distribuer à qui est dans le besoin. - Ephésiens 4:28

Paul a également pris l'exemple d'une veuve et vanté les "belles oeuvres" qu'elle accomplissait :

En effet, si quelqu’un ne pourvoit pas aux besoins des siens, et surtout de ceux qui sont des membres de sa maisonnée, il a renié la foi et il est pire qu’une personne sans foi. Qu’on mette sur la liste une veuve qui n’ait pas moins de soixante ans, femme d’un seul mari, à qui témoignage est rendu pour [ses] belles œuvres, si elle a élevé des enfants, si elle a reçu des étrangers, si elle a lavé les pieds des saints, si elle est venue en aide à ceux qui sont dans la tribulation, si elle a assidûment suivi toute œuvre bonne. - 1 Timothée 5:8-10

Tout le monde connaît l'expression "il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir". On l'utilise souvent dans le cadre de simples cadeaux échangés entre nous. Mais savez-vous dans quel contexte cette phrase a été reprise par l'apôtre Paul ?

Je vous ai montré en toutes choses que c’est en peinant ainsi que vous devez venir en aide aux faibles, et vous devez vous rappeler les paroles du Seigneur Jésus, qui a dit lui-même : ‘ Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. ’ ” - Actes 20:35

Enfin, le disciple Jacques écrira que l'aide apportée aux plus démunis est une marque distinctive du vrai culte :

Le culte qui est pur et sans souillure du point de vue de notre Dieu et Père, le voici : prendre soin des orphelins et des veuves dans leur tribulation, et se garder sans tache du côté du monde. - Jacques 1:27

Les Témoins de Jéhovah ont l'habitude d'appliquer systématiquement ces versets à leurs coreligionnaires. Les Témoins n'ont pas non plus de fonds d'entraide (comme les premiers chrétiens) pour soutenir financièrement les plus faibles d'entre eux (Actes 2:44, 45; Actes 4:32). Alors qu'ils ont créé des centaines d'associations cultuelles pour développer leur activité, pas une seule association caritative n'est active à ce jour.

Jésus n'a-t-il pourtant pas dit :

Et si vous ne [soutenez] que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les gens des nations aussi n’en font-ils pas autant ? - Matthieu 5:47

Qui est le "prochain" chez les Témoins de Jéhovah ?

Comme nous l'avons vu plus haut, l'amour du prochain enseigné par Jésus incluait l'aide matérielle aux plus démunis, y compris à ceux qui ne faisaient pas partie de ses disciples. Les Témoins de Jéhovah aussi enseignent l'amour du prochain, et c'est tout à leur honneur. Mais alors pourquoi ne sont-ils pas encouragés à aider matériellement les pauvres ? La réponse est simple : leur organisation a sa propre définition du "prochain".

Leur propre définition du "prochain"

Voici ce que nous lisons dans la Tour de Garde du 15 novembre 2015, sous le thème "Aimes-tu ton prochain comme toi-même ?" :

Qui est notre "prochain" ? Notons que Jésus a placé l’amour pour le prochain juste après l’amour pour Jéhovah. Cela montre à quel point il est important de faire preuve d’amour à l’égard de tous. Mais qui est notre « prochain » ? Si nous sommes mariés, notre prochain le plus immédiat est notre conjoint. Sont également proches de nous ceux qui forment la congrégation chrétienne, c’est-à-dire ceux qui, comme nous, adorent le vrai Dieu. Citons enfin les personnes que nous rencontrons dans le ministère. Alors comment les adorateurs de Jéhovah, qui suivent les enseignements de son Fils, doivent-ils manifester l’amour du prochain ? - La Tour de Garde du 15/11/2015 pages 21, 22 (§3)

Dans cette étude de la Tour de Garde, nous constatons que les Témoins de Jéhovah ont une définition bien étriquée de leur "prochain". Selon eux le prochain est notre conjoint, nos frères et soeurs dans la foi et les personnes que nous rencontrons dans l'activité d'évangélisation. Cet article de la Tour de Garde pourtant dédié à l'amour du prochain va se concentrer uniquement sur ces trois catégories de personnes. Qu'en est-il du voisin ? De l'immigré qui fait la manche en bas de chez nous ? Du SDF que nous croisons dans le métro ? Du parent non croyant qui rencontre des difficultés financières ? Du réfugié syrien ? Dommage pour eux, ces gens ne font pas partie de la liste officielle des prochains pour les Témoins... (voir également l'article similaire "À qui s’étend votre amour ?" paru dans la Tour de Garde du 01/01/2001).

Quelle définition du "prochain" Jésus a-t-il donné ?

Quand on parle du prochain et de Jésus, une parabole nous vient immédiatement à l'esprit : la fameuse parabole du "bon Samaritain". Relisons ce magnifique enseignement du Seigneur :

Mais, voulant montrer qu’il était juste, l’homme dit à Jésus : “ Qui donc est mon prochain ? ” En réponse Jésus dit : “ Un certain homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il est tombé au milieu de bandits, qui l’ont dépouillé et aussi roué de coups, et s’en sont allés, le laissant à demi mort. Or, par hasard, un certain prêtre descendait par cette route-là, mais, quand il a vu l’[homme], il a passé outre, [allant] de l’autre côté [de la route]. De même, un Lévite aussi, quand il est arrivé à [cet] endroit et a vu l’[homme], a passé outre, [allant] de l’autre côté [de la route]. Mais un certain Samaritain, qui faisait route, est arrivé près de lui et, en le voyant, a été pris de pitié. Il s’est donc approché de lui et a bandé ses blessures, versant sur elles de l’huile et du vin. Puis il l’a fait monter sur sa propre bête, l’a amené à une hôtellerie et a pris soin de lui. Et le lendemain il a tiré deux deniers, les a donnés à l’hôtelier et a dit : ‘ Prends soin de lui et, ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour. ’ Lequel de ces trois te semble s’être fait le prochain de l’homme qui était tombé parmi les bandits ? ” Il dit : “ Celui qui s’est montré miséricordieux envers lui. ” Alors Jésus lui dit : “ Va, et toi, fais de même. ” - Luc 10:29-37

Qui est donc le "prochain" de l'homme Juif laissé pour mort selon Jésus ? Le prêtre Juif ? Le Lévite ? Non, c'est un Samaritain. Pourtant les Juifs et les Samaritains entretenaient une animosité ancestrale (Jean 4:9) ! Comparez maintenant l'enseignement de Jésus avec celui des Témoins de Jéhovah cité plus haut :

Le prochain pour les Témoins de Jéhovah c'est :

  • Le conjoint (extension à la famille éventuellement)
  • Leurs frères et soeurs spirituels (Témoins de Jéhovah seulement)
  • Les personnes rencontrées dans le cadre de la prédication

Or Jésus enseigne que le prochain c'est en fait... tout le contraire ! Dans l'exemple qu'il cite, le prochain n'est pas un membre de la famille, il n'est même pas de la même religion et il n'est pas rencontré dans le cadre d'une activité particulière. C'est un parfait inconnu rencontré par hasard, avec des convictions religieuses différentes ! Dès lors on comprend mieux pourquoi cette parabole n'est même pas citée une seule fois dans l'article de la Tour de Garde... Il est honteux de se dire chrétien et d'éclipser cet enseignement du Seigneur en prétendant inculquer l'amour du prochain !

Conclusion

Alors que les Témoins de Jéhovah prétendent suivre l'exemple du Christ et des premiers chrétiens, nous constatons une fois de plus qu'ils oublient un aspect essentiel de la vie chrétienne : l'amour du prochain. Pas l'amour du prochain qui a les mêmes croyances que nous ou qui fait partie de notre famille, pas l'amour du prochain à qui nous prêchons mais l'amour inconditionnel du prochain tel qu'enseigné par Jésus : un prochain qui peut être tout le monde et n'importe qui.

En agissant de la sorte, l'organisation des Témoins de Jéhovah montre une fois encore qu'elle est centrée exclusivement sur elle-même. En ce sens tous les efforts de ses membres doivent être concentrés pour soutenir cette organisation et ses intérêts coûte que coûte, au mépris des enseignements les plus simples du christianisme. En effet il ne faudrait surtout pas que le temps, l'argent ou les efforts des fidèles serve à aider des personnes qui ne pourront jamais, d'une manière ou d'une autre, rétribuer cette organisation. Au contraire : il faut faire des dons à l'organisation (qui en a bien besoin en ce moment), aider l'organisation à construire de nouveaux lieux de culte, propager les doctrines de l'organisation... Tout cela laisse bien peu de ressources pour aider "les veuves et les orphelins" en dehors des Salles du Royaume !